Déjà toute petite Clémentine préférait mettre en scène ses copines plutôt que ses poupées, dans les flaques d’eau et dans les arbres. Le ton était donné. Avec un rythme effréné, elle embarque le public dans un univers bisounours cinglant qui dénote et surprend. Gueule d’ange aux allures d’adolescente, mais le string ne fait pas la fille de joie, même si elle en est pleine, de joie, Clémentine Artois joue avec son image et les tabous . Un tantinet provocante, avec ou sans personnage, ancrée dans notre époque, à décortiquer les statistiques, les pourcentages, les études dont nous abreuvent les médias pour en tirer des réflexions personnelles, flirtant avec l’absurde et voyageant de Baudelaire à La casa del papel, toujours sincère, trash et poétique, elle slalome, elle trébuche, elle s’égoutte, elle vit et donne.

Lessivés, pensifs, heureux, avec des envies de révolution, d’amour, de partage et de sexe aussi, oui oui… vous ne sortirez pas indemne de ce spectacle fougueux.